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Par Rose-Ann L dans Contes en poème le 12 Juillet 2011 à 14:03
Le rideau de lumière ©

Le nez collait à la vitre
Elle admirait les arbres recouverts de givre...
Une bourrasque de vent ouvrit la fenêtre
Et elle fût projetée violemment en arrière.
Dans la pièce virevolta un nuage de poussière
D'où émanait une vive lumière,
De la poussière d'étoile!...
Elle l'enveloppa comme un voile.
Elle se sentit soudain très légère
Jusqu'à s'élever dans les airs.
Elle remarqua, graciles dans le dos, des ailes
Petites mais bien vivantes pour se déplacer dans le ciel.
Elle voulait aller au-delà des Mondes
A la découverte des eaux qui grondent,
Passer le rideau de Lumière
Et voir ce qui y a derrière!...
Elle battait des ailes avec énergie, voler plus loin,
Se disait-elle inlassablement avec entrain.
Mais le froid lui paralysait les ailes,
Malgré sa bonne humeur, elle sentait le gel.
Elle finit par perdre de l'altitude,
Pour constater avec béatitude,
Qu'elle était dans un endroit magique...
Ce pays que l'on nomme l'Arctique.
Entièrement recouvert d'un épais tapis neigeux,
Il invitait à se rouler dans ce manteau duveteux...
Elle atterrit sur le sol près d'un ours blanc,
Elle prit peur, cet animal était si grand.
Mais l'Ours qui parle, compris le désarroi de la fillette
Il la rassura, afin qu'elle ne fût plus inquiète.
Il lui proposa de lui graisser le corps pour la réchauffer,
Puis fit un feu pour qu'elle puisse manger.
Elle se sentait bien avec l'Ours,
Il l'hébergea quelques jours
Le temps qu'elle reprenne des forces
Même si elle faisait, à son planning, une entorse.
Ses ailes étaient redevenues souples et vivantes,
La poudre d'étoile était quant à elle presque transparente,
Le voile avait en partie disparu,
Elle savait qu'elle touchait au but.
Par contre ses ailes n'allaient plus tenir longtemps,
Les effets de la poussière d'étoile s'estompaient avec le temps.
Elle voulait aller au-delà des Mondes
A la découverte des eaux qui grondent
Passer le rideau de Lumière,
Et voir ce qui y a derrière......

L'Ours lui proposa de la conduire
Tandis que la lune commençait à peine à luire.
Quand ils arrivèrent devant le rideau de lumière, le matin très tôt,
L'Ours était fatigué, après avoir porté toute la nuit, la fillette sur le dos.
La lassitude fut vite oubliée devant cette remarquable vision irisée.
Les yeux de la petite fille étaient figés, écarquillés,
Devant un tel spectacle, elle n'osait s'avancer.
La lumière dansante et multicolore était intense,
Et la joie de nos deux amis, immense.
La poudre d'étoile s'était éparpillée,
La nuit durant le trajet.
Cependant pour accéder au rideau de Lumière,
La petite avait perdu ses ailes, mais elle était fière.
Elle avait réussi à atteindre une partie de ses objectifs,
Et elle avait trouvé durant ce voyage, un ami attentif....
Son petit nez collait à la vitre
Les arbres étaient toujours habillés de givre..........
Droit d'auteur protégé par copyright
numéro 00049850
Rose-Ann L

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